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"Tous les hommes désirent naturellement savoir", disait Aristote, et si la société de l'information le rendait enfin possible ? Celle-ci a le privilège de la technologie. Internet permet à tout homme d'entrer dans son réseau d'utilisateurs pour échanger son expérience et sa connaissance. C'est ce qu'on appelle le Web social, le Web 2.0, dont la mise en place s'apparente à la construction de la tour de Babel : comme elle, le Web 2.0 vise l'intelligence collective et la connaissance universelle. L'individu en reste le pilier : l'intelligence collective ainsi conçue est une capitalisation du savoir individuel. La connaissance universelle est fondée sur la connaissance individuelle. Chaque homme accumule une multiplicité d'informations qui forment son expérience et sa connaissance personnelle, et en la partageant, il rend possible la connaissance universelle. Le passage de l'un à l'autre est assuré par la mémoire, et la mémoire humaine est sans borne aujourd'hui avec la mémoire numérique. Elle permet un partage d'expérience qui profite au scientifique comme à l'entrepreneur.
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